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06/05/2020

L'épopée du retour chez nous

C'est en images et en mots que je vais vous conter l'épopée du voyage de retour chez nous. Je l'ai rédigé le 5 avril, quelques jours après être arrivée chez nous et avant de poursuivre le récit de mon incroyable et magnifique voyage en Australie. Ceci pour deux raison. La première c'est de ne plus avoir besoin de raconter cette épopée aux amis avec qui je serais en contact au téléphone mais surtout pour totalement évacuer le stress que j'ai vécu pendant une semaine. 
Je veux remercier toutes celle et tous ceux qui m'ont envoyé des messages de support, que ce soit par FaceBook ou par courriel ou par téléphone ou par WhatsApp. Sans votre soutien l'épopée aurait été toute autre. Encore Merci.

Lundi 23 mars 2020

Mon long voyage de retour a duré une semaine. Il a débuté le lundi 23 mars 2020 lorsque j’ai quitté Diamond Beach, mon paradis, mon havre de paix, la bulle hors du temps et hors virus où j’ai passé trois merveilleuses semaines. 



Pour me rendre à Brisbane, où je devais rendre le campervan, j’avais un peu plus de 800 km à parcourir. Les deux premières journée j’ai eu la pluie pour compagnie. 

Alors que j’arrivais à  ma première étape à Woolgoolga, pas le choix que de m’installer à l’abri car il pleuvait assez fort. 



Une fois installée et connectée, j’apprends au reçu d’un courriel que mon billet d’avion de retour Sydney-Houston puis Houston - Montréal est annulé et remplacé par un trajet Sydney - San Francisco et San Francisco – Montréal. Il est important de préciser que c’était déjà le troisième itinéraire que me proposait la compagnie, soit mon billet avait déjà été annulé deux fois. En tout, je dois avoir passé plus de deux jours si ce n’est trois... à essayer  de communiquer avec la compagnie United Airline... Jamais plus je ne volerai avec cette compagnie... si un jour on peut à nouveau voyager.



À Woolgoolga j’ai eu le soutien d’un charmant couple qui rentrait chez eux à Ballina, Lynne et Franz. Encore un grand merci à eux pour leur gentillesse et leur soutien si jamais ils me lisent. 

24 mars 2020

Le 24 mars au matin, alors que j’essayais encore de contacter la compagnie, le charmant monsieur responsable de l’entretien dans le caravan park m’assurait que je pouvais rester plus longtemps pour régler mes problèmes de billets d’avion. En principe dans les caravan parks on doit quitter à 10 heures du matin.

Je reprenais la route aux environs de 11 heures, sous la pluie encore, pour me rendre jusqu’à Suffolk Park. 



Mais bien sûr que j’avais fait le plein d’essence avant de prendre la route. Des dispositifs de protection étaient en place pour ne pas être infectés dans les stations d’essence.





J’étais tellement fatiguée, car je dormais peu et mal, que je m’arrêtais tous les 50 km... !!!


J'ai traversé des régions qui, il y a quelques mois, avaient subis des incendies. Comme il avait tellement plus au cours des trois dernières semaines, tout est vert, l’herbe et les feuilles repoussent très vite dans un climat tropical. Seuls les troncs restent noirs. 





J’arrivais au Suffolk Beachfront Holyday Park aux environs de 16 heures par un temps plus clément mais toujours un peu de pluie. Là encore je m’installait prés de la «camp Kitchen» à l’abri de la pluie. 
À peine installée, j’apprenais par mon amie australienne Liz que mon vol de 16 h Brisbane – Sydney pour le 26 mars venait d’être annulé. Merci à Liz d’avoir surveillé pour moi l’état des vols alors que j’étais au volant.

C’était déjà le deuxième billet d’avion Brisbane - Sydney que j’avais acheté, car impossible d’entrer en contact avec la compagnie. Je suis restée près de deux heures en ligne à attendre mon tour... sans succès. Comme il restait des places dans le vol de 14 h, je ne prenais aucune chance et rachetais un troisième billet d’avion... pour environ 150 $ canadiens. 
Il était 19h 30 quand enfin je pouvais manger quelque chose !!!!

25 mars 2020

Le lendemain aux environs de 10h 30 je reprenais la route pour Brisbane, cette fois par un temps superbe et un grand soleil. 
Je redoutais cette étape, non seulement parce que je devenais de plus en plus fatiguée mais parce que je devais conduire dans une grande ville... 
J’avais bien raison de redouter cette étape car sur les 150 derniers kilomètres, aucune aires de repos pour s’arrêter et décompresser, et une autoroute à cinq pistes avec énormément de trafic.  

Deux jours auparavant, le gouvernement australien avait décidé de fermer les frontières entre états pour lutter contre la propagation du Covid-19 et cette mesure entrerait en vigueur le 25 mars à minuit. La frontière entre l’état de New South Wales et celui de Queensland est située environ 70 km avant Brisbane... Je franchissai donc la frontière aux environs de 14 ou 15 heures... je ne me souviens plus exactement. 

C’était un stress extrêmement grand que de conduire sur ces autoroutes à cinq pistes, entourées de gros camions. J’étais tellement fatiguée que j’avais de la peine à enregistrer les indications de Madame Googlemap... qui les donnaient environ 500 mètres à l’avance. 
Quand j’ai enfin quitté le réseau des autoroutes, je m’arrêtai pour récupérer un peu. En fait je m'arrêtais toutes les deux minutes... je me trompais de route... devais faire demi-tour... tout ceci pour me rendre jusqu’au caravane park que j’avais réservé, le Thorneside Mobile Home Park.



Je m'installais et commençais à faire un gros ménage en vue de rendre le camper...

C'est alors que mon téléphone a sonné... C'était mon fils qui m'appelait depuis la Suisse.

Toute ma vie je me souviendrai de ce téléphone. En écrivant ces lignes je viens les yeux plein d'eau et l'émotion est encore là. Je sentais l'inquiétude de mon fils mais jamais pas une seule  seconde il n'a reporté son inquiétude sur moi. Au contraire ce téléphone empli d'amour et de douceur a été tellement important. Je me sentais enveloppée d'amour et de douceur, protégée par les miens. Mais nous n'avons pas pu faire un long téléphone car je devais à nouveau vérifier que mon vol du lendemain Brisbane - Sydney n'était pas annulé, tout comme mon vol de retour de Sydney à Montréal.

J’attendais mon tour en ligne avec la compagnie tout en faisant le ménage pendant près d’une heure et demi. C’est finalement aux environs de 18h 30 que j’ai réussi à avoir un contact avec United Ariline pour apprendre que... 
mon vol avait à nouveau été annulé et modifié. 
Mon nouvel itinéraire serait Sydney - San Francisco puis San Francisco – Chicago et Chicago – Montreal. 

26 mars 2020


Après un petit déjeuner rapide, je pliais le camp prenais une douche et reprenais la route pour me rendre à  25 km du caravan park pour aller rendre le camper, sans oublier de faire le plein d'essence en chemin. L'endroit était situé à environ 10 minutes en taxi de l’aéroport. 
J'ai eu un charmant chauffeur qui n'a pas eu peur de toucher la poignée de mon bagage et donc de m'aider à le charger et à la décharger du taxi.

Le checking s'est passé sans problèmes. Puis j’ai eu l’aide d’une personne de la compagnie pour annuler les deux billets d’avion que je n’utiliserai pas. En principe je devrais toucher un remboursement un mois après l’annulation. Mais je n’y compte pas trop car il y a de fortes chances que la compagnie fasse faillite avant cela. 

Dans l’aéroport de Brisbane, pas une seul endroit où s’assoir sauf aux portes d’embarquement. Je trouvais donc un endroit où acheter un café et un sandwich et me dirigeai vers une porte d’embarquement. Après avoir désinfecté trois sièges, je m’installai pour manger. Il était passé midi et mon vol décollait à 14 h.



Arrivée dans l’avion à nouveau désinfection des sièges, tablettes et appuie têtes.



J’ai jamais fait autant de ménage dans les cinq aéroports et les quatre avions que j’ai pris pour rentrer chez nous !!!
L'avion était pratiquement vide. 
Malgré tout le stress, j'ai pu profiter du survol de cette partie de l'Australie que j'avais parcourue en camper van. Il ne faisait pas très beau mais voici tout de même quelques photos.

Aux alentours de Brisbane.



Puis en approche de Sydney







Arrivée à l'aéroport, je prenais le bus-navette entre terminaux pour me rendre à l'hôtel que j'avais réservé. J'étais seule dans le bus. C'est tout de même impressionnant.... avions vides, bus vides...



















Et enfin j'arrivais dans ma chambre à l'hôtel !!! Quel luxe après trois mois et demi passé dans ma petite van !!!





Je pensais pouvoir relaxer... mais NON.... 
Alors que j'appelais la compagnie pour vérifier si mon vol n'était pas annulé, la compagnie m'annonçait  que le vol était plein... totalement plein. J'ai donc payé un supplément pour avoir une place avec plus de places pour les jambes... 
Que j'ai donc bien fait.... 

27 mars 2020

Le 27 mars au matin j'essayais d'avoir un café à l'hôtel avant de me rendre à l'aéroport. Impossible... cela prenait plus d'une heure. Même les hôtels de ce standing... cher très cher... avait licencié leur personnel.... Je me rendais donc à l’aéroport sans avoir déjeuné et à pieds car la navette de l’hôtel avait été supprimée.
Mon vol était à 13 h, mais à 9h30 il y avait déjà plus de 200 personnes qui attendaient pour le checking




Quand enfin c’était à mon tour de faire le checking, la madame au comptoir me dit : «Madame savez-vous que votre billet d’avion est annulé»... 

en fait mon vol San Francisco- Chicago était annulé. Mais je vous jure que après tout ce que j'avais déjà traversé et vécu... là je n'avais plus de réaction !!!
J'ai dit à la madame... ben vous avez pas le choix que de me trouver un autre vol....

Ils m’ont mis sur un vol San Francisco – Calgary puis Calgary - Montréal. En fait j'étais contente car avec ce nouvel itinéraire, je ne transiterai plus par les États -Unis et je serai plus vite au pays.

Enfin j’étais installée dans l’avion (plein à craquer), après avoir désinfectés siège, tablette, appuie-tête... je pouvais donc relaxer et me préparer pour un long vol de près de 13 heures.



J'avais une charmante voisine, Alicia, qui avait passé trois mois en Australie en échange universitaire dans le cadre de son doctorat. Nous avons établis des règles pour ne pas nous infecter l'une l'autre au cas où. 
Nous étions prêtes pour ce long vol, heureuses d'avoir pu prendre un vol pour rentrer chez nous. Alicia rentrait à Londres.
L’avion s’est dirigé vers la piste de décollage... mais est revenu au Gate car... problèmes mécaniques mineures !!!
Après 20 à 30 minutes, second essai.... mais l'avion est revenu au Gate



On est resté 2 heures cloué au sol... avec très peu d'informations... Nous redoutions de ne pouvoir prendre nos correspondances à San Francisco...

À San Francisco, normalement, soit avant le retard, j’avais 1h 50 pour prendre mon vol pour Calgary.
Imaginez... on ne sait plus rien...

Mais enfin on a décollé... 














Et on n'est pas revenu au Gate... on était bel et bien en chemin pour traverser l'Océan Pacifique !!!













Je n'ai pas vraiment pu dormir lors de ce long vol... Une heure gros maximum... mais enfin ... on arrivait




Même si en vol ils ont rattrapé presque une heure, arrivée à l’aéroport de San Francisco, il me restait 45 minutes pour...
Passer la douane, récupérer mes bagages, redéposer mes bagages, repasser la sécurité... et me rendre à ma porte d’embarquement. C’est un miracle que j’aie réussi à prendre ma correspondance. Tous n’ont pas pu. 

J'ai juste eu le temps de m'acheter un café et d'envoyer des messages à ma famille et à mes amis pour les rassurer et j'embarquais dans l'avion San Francisco - Calgary. Avion pratiquement vide... on était moins d'une trentaine de passagers.


En approche de Calgary, le paysage était époustouflant...























À l'aéroport de Calgary j'ai juste eu le temps d'acheter à   manger dans l'un des deux seuls deux petits commerces qui étaient ouverts car il n'y avait aucun service dans l'avion. On a juste reçu une bouteille d'eau avant d'embarquer. 
Et l'avion était vide... on était un gros maximum de 15 personnes.



J'ai eu le bonheur de contempler un magnifique coucher de soleil. Même si avec un voyage qui comporte un décalage horaire de 15 heures on ne sait vraiment plus quel jours on est....




À Montréal, après avoir passé les contrôles et récupéré mes bagages j'ai eu la chance de trouver un chauffeur de taxi super sympathique qui m'a conduite chez nous à Saint-Camille pour un très bon prix. 
Je suis arrivée chez nous à 2 heures du matin le samedi 28 mars après un voyage de  33 heures  depuis Sydney !!!


En quarantaine puis confinée


Le contraste du retour a été très grand sur plusieurs plans: il faisait froid et je devais mettre des habits et des chaussures. On sait que les retours de voyage comprennent toujours une période d'adaptation... mais là... avec la pandémie... c'est vraiment pas facile à bien des points de vue.
Je venais de vivre presque 5 mois pieds nus... mes pieds ne supportaient plus les chaussures !!! Mais surtout, j'avais vécu 4 mois et demi dehors et dans une grande liberté!!! 

et là j'étais encabanée... seule !

Trois jours après mon retour, il faisait beau... pas trop froid... j'allais donc prendre l'air dans mon jardin. Quel bonheur... Mais oh surprise à peine rentrée dans la maison, le téléphone sonne. C'est la police qui m'apprend que j'ai été dénoncée par un ou une voisine car je ne respectais pas les règles de la quarantaine. J'étais totalement sous le coup... le stress dont j'essayais de me défaire est revenu à une forte puissance. À Saint-Camille... mes voisins me dénoncent... Je n'en revenais pas.

Ma quarantaine terminée, j'ai pu aller me racheter une auto (la mienne avait été accidentée quelques jours avant mon départ en Australie) dont je suis totalement satisfaite... un grand merci à mon garagiste... et j'allais pouvoir aller faire mes courses moi-même et choisir mes légumes etc. 

Aujourd'hui en ce 6 mai, il fait toujours froid, même très froid et on est toujours confiné. La planète au complet ne parle plus que de coronavirus. Les gouvernements ont pris des pouvoirs exorbitants nous privant de droits et libertés démocratiques élémentaires. 
La police également a acquis des pouvoirs effrayant et donne des amendes bien souvent erronées. 

La planète au complet vit dans un climat de peur et de méfiance. Avec le déconfinement de nouvelles mesures vont être mises en place comme par exemple le port obligatoire du masque...peut-être... alors qu'il y a 7 semaines on nous disait que le port du masque était inutile, inefficace.

Une chance il y a tout de même quelques rares personnes sensées, qui arrivent à exprimer un autre point de vue que celui des gouvernements et des médias... car bien sûr les médias ne font que stimuler le climat de peur. 

Refus de la peur et être vivante et vivre une bonne vie

Parmi ces rares personnes, je viens d'écouter un homme que j'admire pour ces idées et sa manière de les exprimer... c'est monsieur Jean Dominique Michel, anthropologue. 

Et il dit ce qui suit... qui est tellement vrai et que j'ai vécu et expérimenté:

«On est vivant quand on est dans le «défier» avec la capacité de puiser dans nos ressources. C'est ça qui fait une vie bonne.
Ce qui rend heureux c'est de vivre des aventures qui en valent la peine qui soient nobles, qui aient du coeur en lien avec d'autres et d'une manière qui nous fait grandir». 

C'est exactement ce que j'ai vécu durant mon voyage extraordinaire en Australie... 
Je suis rentrée d'Australie pleine d'énergies... et vivante... et je compte bien vivre à nouveau des aventures qui me font grandir !!!!






05/05/2020

Diamond Beach, mon paradis, mon havre de paix

Le vendredi 28 février, après une bonne nuit de sommeil réparateur, je débutai une superbe journée ensoleillée. Oh oui... j'avais bel et bien trouvé le paradis que je cherchais. 
Tout d'abord je bougeais la van pour être à l'ombre et déjeuner tranquillement en écoutant le chant des oiseaux. 

Puis je partais à la découverte de la plage !!!

J'étais totalement conquise


































Sur la plage, dans le sable chaud, je découvrai de véritables oeuvres d'art naturelles. 








Sans aucune hésitation je suis allée réserver mon emplacement idéal pour une semaine. De plus, en réservant pour une semaine, je pouvais bénéficier d'un rabais, soit alors que je restais 7 jours, je ne payais que pour 6 jours. C'était parfait... 

Puis je partais à la découverte de la piscine... Merveilleux, magnifique !!! Incroyable... je n'ai pas d'autres mots Jugez par vous même.





L'eau a toujours été agréablement chaude grâce à un système chauffé par l'énergie solaire. Et surtout j'ai toujours pratiquement eu la piscine pour moi toute seule. Un peu de monde les fins de semaines mais c'était cool de voir ces familles et ces enfants jouer dans l'eau. 

Les douches et la camp kitchen étaient parfaites. Je continuais le système que j'avais mis au point pour maintenir mon «Eski» (glacière) fraîche afin de conserver les aliments. Mon système c'était avec 8 bouteilles d'eau de 600 ml chacune. 4 bouteilles dans le congélateur de la camp kitchen et 4 bouteilles déjà congelées dans l'eski. Et je faisais une rotation tous les matins. 

Pour faire mes courses j'allais au foodwork de Black Head à 5 km de Diamond Beach. Et pour m'approvisionner en bière et en vin rouge, j'avais le Celebration à Diamond Beach, à 500 mètres de mon camp. Et pour faire le plein d'essence, je  partais à la découverte des alentours. 















À Black Head, outre le foodwork, il y avait une pharmacie, un bureau de poste, un boucher et un magasin genre dollarama. J'aimais beaucoup le foodwork. J'y trouvais vraiment tout ce dont j'avais besoin. Et les prix étaient tout à fait corrects.























J'ai passé les trois premiers jours à Diamond Beach à jouir de la belle température, de la plage et de la piscine et à découvrir les environs. 
Mais pour les jours suivants, comme annoncé, sont venus 3-4 jours de pluie intense et soutenue. Il fallait donc que je trouve une solution pour survivre dehors et ne pas être trempée... ainsi que mon équipement de cuisine. 
J'ai trouvé... 
J'ai changé d'emplacement et me suis rapprochée (quelques mètres) de l'espace pic nic à l'abri du soleil ou de la pluie. 
Tout d'abord j'ai placé la van de manière à ce que je puisse ouvrir la porte arrière et être à l'abri. Car à l'arrière de la van se trouve l'évier, l'eski et autres choses indispensables à la cuisine. 




Ensuite, petit à petit, j'ai établit mon campement sous cet abri salutaire et protecteur.




Car malheureusement, j'ai eu beaucoup de pluie au cours des 3 semaines et demies que j'ai passées à Diamond Beach. Mais en récompense j'ai pu admirer des ciels spectaculaires... qui seront certainement source d'inspiration pour quelques dessins sur le thème de l'air.







Pendant les jours de pluie la van se transformait en bureau



ou en salle à manger car parfois en plus de la pluie il ne faisait pas très chaud.




ou encore en salon avec cinéma intégré.... Effectivement parfois le soir, je regardais des films. Il n'y avait pas de connexion wifi dans le camp, mais j'avais trouvé comment partagé ma connexion internet avec mon iPhone avec mon ordinateur. 


















Parfois aussi, le soir, j'avais des appels téléphoniques au Québec ou en Suisse avec mes amies et amis. C'était surréaliste de parler à certains d'entre vous depuis l'autre bout du monde. 

Même s'il y avait très peu de monde dans le camp, j'ai rencontré des gens super. Tout d'abord les propriétaires du Holyday Park, Donna et Jim qui maintiennent ce lieu dans un état parfait. 
J'ai aussi eu bien du plaisir la dernière semaine de  mon séjour à Diamond Beach de sympathiser avec Kristie et Aaron. 

J'ai aimé vivre dans cet environnement paisible alors que la pandémie commençait à faire rage dans le monde entier. Je  m'y sentais en dehors du monde, protégée, en sécurité. Je me suis vraiment posée la question de rester en Australie malgré les appels répétés de notre premier ministre à l'intention des voyageurs de rentrer au Canada. 
J'ai beaucoup discuté avec mon amie Joanne qui elle était au Portugal. Quoi faire ? Dans un premier temps je pensais rester... et comme me disait Joanne «On est bien mieux dans nos décors de cartes postales que d'aller dans des aéroports et des avions». De plus j'avais un plan B, soit après avoir rendu la van, je pouvais allé rester chez mon amie Liz sur la Central Coast. Liz m'invitait à rester chez elle. 


Mais... Je me suis renseignée et j'ai réalisé que mon assurance maladie ne me couvrirait plus. Et en même temps la compagnie United airline (avec laquelle j'avais mon billet de retour) proposait de pouvoir changer de dates de vol sans frais supplémentaires. 

J'ai alors contacté la compagnie... pour apprendre que mon billet d'avion prévu pour le 30 mars avait été annulé et qu'il pouvait me mettre dans un avion le 27 mars... ce que j'acceptais. Je m'organisais donc pour rendre la van plu tôt que prévu, m'acheter un billet d'avion Brisbane Sydney également plus tôt que prévu, réserver une chambre d'hôtel à l'aéroport de Sydney... Je commençais donc à préparer mon retour. Par exemple avoir des longuettes désinfectantes et du purell gentiment offert par Kristie qui est infirmière et qui en avait toute un provision. Car à la pharmacie de Black Head, il n'y avait plus ni masque, ni gants, ni désinfectant. 

Mon voyage de retour allait durer presque une semaine. Soit je partira le lundi 23 mars de Diamond Beach pour 3 jours de route (1 200 km) jusqu'à Brisbane. Puis je rendrai la van le 26 mars au matin et prendrait un vol Brisbane - Sydney. Je dormirai à l'hôtel de l'aéroport de Sydney et le lendemain le 27 mars, je prendrai un vol pour San Francisco, puis pour Chicago, puis pour Montréal. À Montréal je devrais prendre un taxi pour me rendre à Saint-Camille car le service d'aéronavette était supprimé.
Les trois derniers jours de mon séjour à Diamond Beach ont été extraordinaires, chauds et ensoleillés et j'en ai profité au maximum.
Je les ai vécus en profitant au maximum de la plage, du soleil et de la piscine. Le dernier soir, tout en préparant mon souper, et en buvant l'apéro je faisais quelques raccommodages de mes habits chauds... J'avais vécu pratiquement tout mon séjour en short et en gougounes ...




























Et pour terminer mon séjour, j'avais l'immense privilège d'avoir un somptueux coucher de soleil.





Le lendemain débutait l'épopée de mon voyage de retour. A lire dans le prochain article